Nos marques de motos

Yamaha, Honda, BMW, Harley-Davidson, Ducati et Triumph

Logo YAMAHA Torakusu YAMAHA l’horloger « musicien ». En association avec Kawai, Yamaha créa en 1887 la marque Nippon Gakki qui devint en quelques années réputée pour ses orgues et harmoniums de qualité et, à partir de 1899, pour ses pianos. D’où le sigle de la firme : trois instruments symbolisés par trois diapasons se croisant dans un cercle. En 1916, après la mort prématurée de Torakusu Yamaha, l’entreprise fut rachetée.
Genichi Kawakami, fils de l’acquéreur, décide en 1953, de diversifier les activités de la société. Un moyen de locomotion pratique, la motocyclette, paraît être un bon choix. Il est donc décidé de fabriquer un deux-roues motorisé. A cette fin, une nouvelle usine est construite à Hamamastu. En hommage au père fondateur de la Nippon Gakki, Genichi Kawakami baptise l’usine et la marque du nom de Yamaha.
En 1955, la première moto Yamaha fabriquée porte la dénomination YA-1. D’une cylindrée de 125 cm3, elle s’inspire de la DKW RT 125, réputée et fiable.
Logo HONDA Soichiro Honda : Le nom d’un homme peu commun, tout à la fois rêveur inventif et ingénieur sachant garder les pieds sur terre.
La Honda Motor Co., Ltd. est fondée en 1948 par ce fils de forgeron atteint par le démon de la mécanique dès son plus jeune âge et ne va pas tarder à produire ses propres moteurs, puis des motos complètes.
La première moto est produite dès 1949 sous le nom de Dream D-type en s’inspirant largement de l’allemande NSU.
Au cours des années cinquante, le génie créateur de Soichiro sera à l’origine d’un courant de conceptions novatrices qui va rapidement faire de Honda un géant du deux roues à moteur (environ 11 millions de deux-roues produits chaque année aujourd’hui).
Logo BMW Au tout début en 1917, la Bayerische Motoren Werke (BMW) était spécialisée dans la fabrication de moteur d’avion. Le sigle de la marque représente encore, de manière stylisée, une hélice d’avion en rotation sur fond de ciel bleu.
Le plus innovant des constructeurs est également le plus traditionnel : le moteur Boxer, sa signature mécanique, reste son genre de prédilection depuis sa première moto, la fameuse R32 de 1923. Cette machine de 494cc dotée d’une boite 3 vitesses, a été conçue par Max Fritz qui a ainsi défini les standards des BMW à suivre.
Logo HD Âgés d’une vingtaine d’année au tout début du XXe siècle, William Harley et Arthur Davidson travaillent à l’usine Bart Manufacturing de Milwaukee (Wisconsin) et occupent leurs loisirs en faisant de la mécanique.
En 1903, une petite cabane en bois est construite pour libérer le logement familial d’un début d’atelier encombrant. Un peu plus tard, ils marquent sur la porte « Harley-Davidson Motor Co. ».
D’autres passionnés les rejoignent et trois prototypes mono-cylindres sont montés.
Puis, Walter Davidson rejoint la toute nouvelle entreprise en 1905, au moment où les premières motos sont vendues.
Les principaux dirigeants de la compagnie sont William Davidson, Walter Davidson, Arthur Davidson et William Harley.
Un peu plus tard en 1908, Bill Harley crée le premier moteur bi-cylindre à partir du mono-cylindre existant et les premières motos (Modèle 5D) équipées du nouveau moteur sont vendues dès 1909.
La saga Harley-Davidson est désormais lancée…
Logo Ducati Tout a commencé en 1926, à Bologne, lorsque la famille Ducati dont Antonio Cavalieri Ducati et d’autres investisseurs bolognais fondent la Societé Radio Brevetti Ducati en vue de produire industriellement des composants pour l’industrie naissante des transmissions radio, basés sur les brevets d’Adriano Ducati.
Le premier produit, le condensateur Manens pour appareils radio, aussitôt suivi par d’autres, se taille un franc succès de par le monde, permettant immédiatement à la firme bolognaise de s’agrandir rapidement et de s’attirer le respect de la communauté industrielle internationale.
Les fils Adriano, Bruno, et Marcello, d’Antonio Cavalieri Ducati rejoignent l’entreprise.
La pose de la première pierre de l’usine de Borgo Panigale eut lieu le 1er juin 1935. Cette usine est détruite après le bombardement du 12 octobre 1944, puis reconstruite.
À partir du mois de mars 1946 à Borgo Panigale, Ducati commence la production du Cucciolo, première motocyclette marquée Ducati.
En juillet 1949, Ducati commence la production de la première vraie moto complète : la Ducati 60.
Le 1er mai 1954 l’ingénieur Fabio Taglioni fait son entrée chez Ducati.
En 1956 Fabio Taglioni réalise la première 125 de Grand Prix équipée du système desmodromique.
En 1963 Fabio Taglioni réalise le prototype de l’Apollo, première moto Ducati avec la configuration du moteur en « L ».
1968 est l’année de la commercialisation en Italie de la Ducati Scrambler, destinée à devenir une des motos les plus aimées du pays.
En mars 1993 commence l’histoire d’un des modèles qui a remporté un grand succès, la Ducati Monster.
Logo Triumph La marque Triumph a été fondée en 1885 en Grande-Bretagne par Siegfried Bettman, sous le nom de « S. Bettmann & Co. ». La marque déposée de « Triumph » fut adoptée l’année suivante et l’Allemand Moritz Schulte rejoignit la compagnie en 1887.
Triumph commença la production de ses propres cycles deux ans plus tard, à Coventry où l’on commence déjà à parler de moteurs pouvant équiper des automobiles et des motocyclettes.
Rapidement, ils se penchent vers cette nouvelle technique et installent, dans la partie-cycle des vélos qu’ils produisent déjà, un moteur de la marque belge Minerva (239cc et 2,25ch). C’est ainsi que naît, en 1902, la première moto Triumph, le « Model H ».
En 1932, un ingénieur talentueux arrive chez Triumph : Val Page. Il va moderniser la gamme et concevoir le fameux « vertical twin » (bicylindre vertical de 650cc) qui apportera tant de notoriété à la marque de Coventry. Triumph n’a pas inventé ce type de moteur qui existait déjà chez Werner au début du siècle.
Conséquences des répercussions du Krach de 1929 à Wall Street, la marque est alors vendue à Jack Sangster déjà propriétaire de la firme Ariel. Edward Turner devient alors chef des études. Ses buts seront avant tout d’uniformiser la fabrication et de simplifier la gamme pour cela il ne conservera que trois modèles de monocylindres allant de 250 à 500cc et abandonnera la première version de bicylindre pour concevoir un tout nouveau 500cc, presque aussi peu encombrant qu’un monocylindre. La moto équipée de ce moteur sera la « Speed Twin », présentée en 1937.
En 1949, est créé à l’attention du marché américain, un moteur de cylindrée plus importante (650cc). Ce sera la fameuse « Thunderbird ».
Toujours en 1949, pour assurer la pérennité de Triumph, cette dernière est englobée dans le puissant groupe BSA, qui comprend alors des firmes telles que Ariel, Sunbeam, les voitures Daimler, la production d’armes, de machines-outils et d’acier.
En 1953, apparaissent à nouveau des monocylindres dans la gamme : les « Terrier » de 150cc et « Cub » de 250cc.
En 1956, Triumph va bénéficier d’une excellente publicité : sur le désert de sel de Bonneville, Johnny Allen atteint, avec une moto en forme de cigare équipé d’un moteur Triumph, la vitesse de 318,682 km/h. Dès 1959, Triumph lance une nouvelle moto qui portera le nom de l’endroit en question : la « Triumph Bonneville ».
1975 voit la création d’une coopérative qui produira des « Bonneville » T140, moto qui sera successivement modernisée. À Small-Heath, on continue de produire des Trident mais c’est le chant du cygne. Après tant de luttes, de pertes de production, de dispersions, la dernière Trident est produite en 1976 et Meriden ferme ses portes en 1980.
En avril 1983, John Bloor, un homme d’affaires ayant fait fortune dans l’immobilier, rachète les locaux et les droits de Triumph.
Après avoir accordé jusqu’en 1988 à un distributeur anglais, L.F. Harris, le droit de produire des Bonneville avec les stocks de pièces restants, Bloor décide de mettre fin à la production de motos estampillées Triumph.
Au salon de Cologne de 1990, Triumph présente une toute nouvelle gamme : si les noms demeurent (Trident, Daytona), les machines sont entièrement nouvelles avec des partie-cycles modernes et des moteurs à trois cylindres qui le sont tout autant. La production se fait dans la très moderne usine d’Hinckley, dans le Leicestershire. Triumph Engineering Co Ltd est morte, Triumph Motorcycles Ltd vient de naitre.

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